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  • Blessures d'enfance

    « C’est toujours pour un enfant une blessure profonde que d’avoir un parent incapable de prendre soin de lui et de ses besoins, car l’enfant aime tellement son parent qu’il va se dire qu’il n’est pas digne de plus de considération. Il n’a pas la capacité de prendre le recul nécessaire pour considérer l’incompétence et les manquements parentaux. Vivre avec la croyance de ne pas valoir d’être bien traité génère des souffrances intérieures et peut avoir des conséquences psychologiques désastreuses sur la vie d’un individu.

    L’incapacité des parent à prendre soin de l’enfant se retourne irrémédiablement contre l’adulte que cet enfant va devenir. Cet adulte va garder au fond de soi la manière dont il a été traité enfant, parfois il va même l’oublier, seulement cette dernière l’aura profondément marqué et va créer en lui des croyances à son sujet. Il risque de se mettre à croire qu’il n’est pas digne d’être bien traité mais aussi par extension que les enfants ne sont pas dignes d’être bien traités et risque par conséquent de reproduire inconsciemment ce traitement non seulement sur ses enfants dans sa vie de parent mais aussi sur sa vie d’adulte. Et cela peut avoir des conséquences désastreuses dans sa vie future.

    Une part de lui va attirer des situations dans lesquelles il ne sera pas bien traité et il va tenter de reproduire inconsciemment ce climat familial devenu une référence interne et le confondre avec de l’amour et ainsi accepter d’être maltraité dans sa vie future. »
    Françoise Lasch

  • Le coeur

    S’autoriser à être au cœur de quelque chose, c’est s’autoriser à aller au cœur de soi et l’offrir aux autres.

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  • Avons nous tous été maltraités?

    Depuis la naissance, sans en avoir conscience nous avons été maltraités. Maltraités ? Me direz-vous ! N’y allez-vous pas un peu fort dans vos propos?

    « Tu as froid mon enfant ? Mais non ce n’est pas possible, il ne fait pas froid ici ! » « Mais non, tu n’es pas triste, ce n’est rien… » Est-ce pour vous de la bienveillance que de nier le ressenti de l’enfant ?

    « C’est de ta faute, tu ne sais pas t’adapter », « Aller dépêche-toi qu’est-ce que tu es lent(e) ! », « Les ados sont tous des fainéants, ils ont un poil dans la main », «Tu as peur ? Mais non les garçons n’ont pas peur », «Chez nous on est fort on ne pleure pas »,  «Toi, faut toujours que tu aies peur ! », « t’es une petite nature », « Comment peut-on regarder un feuilleton pareil, qu’est-ce que c’est nul ! », «De toute façon, les enfants sont égoïstes et ingrats», «Les hommes sont tous des lâches », «Si on t’accuse, c’est que certainement tu y es pour quelque chose », «De toute façon avec toi, c’est toujours pareil!», «On ne peut rien te dire tu es trop sensible! », « Ce que tu es maladroit, ma parole! mais tu as deux mains gauches! », «Tu peux être contente si un mec veut bien de toi un jour », etc.

    Merci d’observer individuellement chacune de ces phrases et de relever toutes celle où la personne n’est pas considérée dans son vécu, dans ses goûts.
    Quelles sont celle où l’on culpabilise, lesquelles sont porteuses de clichés réducteur ? De généralisations ? Et d’enfermements ?

    Qui n’a pas un jour entendu une phrase de ce type ? Selon vous ces phrases sont-elles bienveillantes ?

    Pour moi, ce sont autant de phrases toxiques, dont je m’efforce chaque jour en tant que thérapeute d’en effacer les conséquences parfois dramatiques dans l’esprit de mes clients.